Les autorités ukrainiennes prévoient de réformer le système d'imposition des entrepreneurs individuels. Conformément à la nouvelle Stratégie nationale des recettes à l'horizon 2030, approuvée par le Conseil des ministres le 27 décembre, il est envisagé de reclasser les entrepreneurs individuels en différentes catégories et d'instaurer des taux d'imposition différenciés selon le type d'activité. Cette annonce a été faite par Yaroslav Zheleznyak, premier vice-président de la Commission parlementaire des finances, de la fiscalité et des douanes.
Selon les modifications proposées, les personnes morales relevant des 3e et 4e groupes du régime fiscal simplifié ne pourront plus bénéficier de ce régime. Leurs taux d'imposition augmenteront progressivement jusqu'à atteindre le niveau de l'impôt sur le revenu ordinaire.
Concernant les entrepreneurs individuels, les deuxième et troisième groupes seront fusionnés. Leurs taux d'imposition seront différents, allant de 3 % pour le commerce à 17 % pour certains types de services. L'augmentation de ces taux sera progressive. Par ailleurs, l'utilisation d'un registre des transactions de paiement (RTP), sous forme classique ou informatisée, sera obligatoire pour cette catégorie d'entrepreneurs individuels.
Les entrepreneurs individuels du premier groupe verront leurs activités limitées et leur impôt sera calculé sur la base des revenus perçus, et non sur un montant fixe.
Dans le cadre de cette réforme, l'assiette fiscale des agriculteurs individuels du 4e groupe sera élargie. Cette mesure interviendra simultanément à la mise en œuvre de l'imposition basée sur l'évaluation foncière de masse, conformément au plan gouvernemental.
Il est à noter que ces changements seront mis en œuvre progressivement entre 2025 et 2027, en tenant compte également des modifications administratives prévues. Auparavant, ces changements dans le système fiscal applicable aux entrepreneurs individuels en Ukraine avaient été identifiés par Danylo Hetmantsev, président de la commission fiscale de la Rada, qui avait souligné la nécessité de s'inspirer des meilleures pratiques des pays ayant déjà emprunté une voie similaire, notamment la Pologne.

