Un professeur agrégé de 47 ans d'une université locale sera jugé à Kharkiv pour avoir ouvertement justifié l'agression armée de la Russie contre l'Ukraine et rêvé d'obtenir la citoyenneté russe, a rapporté le bureau du procureur régional de Kharkiv.
L'enquête a révélé que l'homme exprimait régulièrement des propos anti-ukrainiens, affirmant que l'Ukraine, en tant qu'État, devait être détruite, et tenait également des propos dénigrants à l'égard des patriotes ukrainiens. Il exprimait activement ses opinions aussi bien dans les milieux professionnels que dans ses conversations quotidiennes.
« La vie est belle en Russie », affirmait l'accusé, qui attendait avec espoir la « libération » de Kharkiv par les troupes russes. Il déclara publiquement qu'il s'installerait ensuite immédiatement dans la « Grande Russie ». De plus, ce professeur agrégé accusait les forces armées ukrainiennes de bombarder des immeubles résidentiels et soutenait les actions du pays agresseur.
Lors d'une perquisition à son domicile, les forces de l'ordre ont découvert de la monnaie russe, du matériel et d'autres éléments prouvant ses activités anti-ukrainiennes. L'examen a confirmé que ses déclarations contenaient des éléments niant et justifiant l'agression russe contre l'Ukraine.
Le professeur agrégé est en attente de son procès devant le tribunal de district de Slobodskyi à Kharkiv. Il est accusé d'infractions à l'article 436-2, paragraphe 1, du Code pénal ukrainien : justification, reconnaissance de la légalité et négation de l'agression armée de la Fédération de Russie contre l'Ukraine. Ces infractions sont passibles d'une restriction de liberté ou d'une peine d'emprisonnement.

