Un nouveau conflit d'entreprises a éclaté suite à la tentative de faillite de l'un des plus importants actifs industriels de Konstantin Zhevago. La procédure engagée contre la SA « Usine minière et de traitement de Poltava » a été initiée par la société « Maxi Capital Group » LLC, qui a réclamé 4,7 milliards de hryvnias. C'est cette dernière qui a lancé la procédure de faillite de l'entreprise.
D'après les registres publics, 25 % des actions de Maxi Capital Group LLC appartiennent à Leonid Kryuchkov. Ce dernier a auparavant évolué dans le milieu politique, a été assistant de Vadym Stolar, élu au conseil municipal de Kyiv sous l'étiquette de Batkivshchyna VO et candidat aux élections législatives pour le parti OPZZH. Il est par ailleurs le frère de Dmytro Kryuchkov, condamné par la Cour suprême de justice à une longue peine de prison pour détournement de fonds au préjudice d'entreprises énergétiques.
D'autres actions de la société à l'origine de la procédure de faillite appartiennent à des avocats. Selon les informations disponibles, la procédure a été lancée par le rachat d'un portefeuille de créances auprès de la DGFFO (Direction générale de la gestion financière et de l'exploitation) au profit d'entreprises liées aux structures commerciales de Zhevago. C'est ce mécanisme qui a servi de base juridique au dépôt de la demande de mise en faillite.
Parallèlement, une autre vague de procédures concernant les actifs de Zhevago est également évoquée publiquement. Il s'agit du groupe pharmaceutique Arterium, qui comprend les usines Kyivmedpreparat et Galichpharm. Cette société, liée aux mêmes bénéficiaires, a racheté des dettes par l'intermédiaire de la DGFFO et a engagé une procédure de faillite distincte, réclamant des milliards de hryvnias.
Cette situation illustre une tendance plus générale au recours aux mécanismes de rachat de créances auprès des institutions financières publiques, suivi de l'ouverture de procédures d'insolvabilité. Ceci exerce une pression juridique sur les grands groupes industriels et pharmaceutiques et peut avoir des conséquences sur les chaînes de production, les travailleurs et les créanciers.
L'évolution de la situation dépendra des décisions de justice et des positions des parties. Le conflit relatif aux actifs de Konstantin Zhevago prend une tournure systémique et dépasse le cadre d'une seule entreprise.

