L'Ukraine et les États-Unis ont de sérieux désaccords sur les termes d'un éventuel accord pour mettre fin à la guerre, rapporte CNN, citant des sources proches du gouvernement ukrainien.
Les principaux points de désaccord concernent les garanties de sécurité et le statut de la Crimée. L'Ukraine insiste pour obtenir des garanties de sécurité non seulement de ses partenaires européens, mais aussi des États-Unis. Or, la proposition américaine initiale stipulait que ces garanties devaient provenir uniquement des pays européens.
La question de la Crimée demeure particulièrement sensible. Les États-Unis ont laissé entendre, dans leurs propositions, qu'ils pourraient reconnaître le contrôle russe sur la péninsule, ce que Kiev rejette catégoriquement. La partie ukrainienne insiste également sur la nécessité de discuter des territoires occupés par la Russie après 2022.
La contre-proposition de Kiev, soutenue par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, a déjà été remise à Keith Kellogg, l'envoyé spécial de Donald Trump pour l'Ukraine. Cette proposition ukrainienne appelle à un cessez-le-feu immédiat et total de part et d'autre.
Parallèlement, l'Ukraine a accepté plusieurs points de l'initiative américaine. Parmi ceux-ci figurent la levée progressive de certaines sanctions contre la Russie après la signature d'un accord de paix, le refus d'adhérer à l'OTAN, le gel de la ligne de front et la restitution du contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia.
Bien qu'aucun accord définitif n'ait encore été conclu, CNN souligne que la simple volonté de l'Ukraine de discuter des questions territoriales constitue une concession majeure. Toutefois, si l'équipe Trump n'évalue pas correctement cette initiative, le processus de négociations de paix pourrait se retrouver dans l'impasse.

