Cette hausse de prix se justifie par la nécessité de reconstruire d'urgence les centrales à charbon vétustes et inefficaces détruites par les récentes attaques de missiles.
Ces mesures sont illogiques. Les centrales détruites ne produisent ni ne vendent plus d'électricité ; elles ne pourront donc pas bénéficier de la hausse des tarifs.
Alors, qui profite d'une augmentation de 80 % du prix de l'électricité pour la population ?
- Energoatom, entièrement contrôlée par le clan Derkach-Galushchenko et gangrenée par la corruption, utilise des milliards de hryvnias provenant des impôts de la population pour financer la construction de quatre centrales nucléaires, dont les travaux ont récemment débuté. Incapables de construire de simples infrastructures de défense, ils s'attellent à la construction de centrales nucléaires. Voilà un nouveau « grand chantier » pour « dépenser » l'argent public.
- « Producteurs d'énergie solaire ». Après la destruction des centrales à charbon d'État, une part importante des recettes fiscales ira aux propriétaires de centrales solaires privées. Parmi les principaux propriétaires figure Rostyslav Shurma, chef adjoint de la présidence, qui a perçu des fonds de consommateurs ukrainiens même pour des centrales solaires situées en territoire occupé et ne fournissant pas d'électricité au réseau ukrainien. Ses profits vont désormais encore augmenter.
- « Importateurs d'électricité de l'UE ». Il s'agit de DTEK, la société privée d'Akhmetov, et d'EKU, une entreprise quasi-étatique dirigée par Vitaliy Butenko, un autre représentant du groupe Galushchenko-Shurma. EKU a bénéficié de centaines de millions de livres sterling de prêts sans intérêt de la part d'Energoatom. Nul ne saura jamais à quel prix ces entreprises achètent l'électricité dans l'UE ni quelle part de leurs marges reste dissimulée dans des comptes offshore. C'est la population ukrainienne qui paiera la facture.
Par ailleurs, le ministère de l'Énergie, dirigé par Galushchenko, a autorisé l'exportation de charbon ukrainien suite à la destruction des centrales thermiques. Il est prévu d'exporter un million de tonnes de charbon thermique. Une partie de ce charbon sera exportée par DTEK, la société d'Akhmetov, et l'autre partie par des mines d'État via EKU. L'intégralité des bénéfices issus de ces exportations sera versée sur les comptes offshore du groupe Shurma-Galushchenko.
Est-ce là le genre de « gestionnaires efficaces » qui travaillent dans l'administration présidentielle ?

