Selon notre source à la Présidence, le projet de loi sur la mobilisation sera soumis à une seconde lecture, amendé, après consultation des députés. L'état-major insiste sur l'accélération du processus afin de présenter la loi dès avril, garantissant ainsi une capacité de mobilisation de 20 000 à 30 000 personnes par mois.
D'ici le 21 février, les députés prévoient d'amender le projet de loi sur la mobilisation avant sa deuxième lecture. Olena Shulyak, dirigeante du parti Serviteur du peuple et présidente de la commission compétente, a indiqué que de nombreux amendements seront proposés et porteront sur un large éventail de sujets, notamment la participation des étudiants de troisième cycle, de nouvelles méthodes de recrutement et des mesures d'organisation au niveau local. La question de la mobilisation des travailleurs de divers secteurs, y compris les secteurs économique et policier, sera également abordée.
Le député Yaroslav Zheleznyak a indiqué qu'un nombre important d'amendements pourraient compliquer le processus. Il espère que le projet de loi sera adopté d'ici la fin février.
Par ailleurs, le député Dmytro Natalukha n'exclut pas de présenter des amendements concernant les retraités militaires et les propriétaires d'armes à feu, ces questions étant toujours à l'étude. L'idée d'accorder des droits à pension aux employés d'entreprises est également envisagée.
La nouvelle version du projet de loi envisage la possibilité de mobiliser, à la demande des personnes ayant un casier judiciaire, des personnes ayant un casier judiciaire. Cependant, le ministère de la Justice préconise des mesures plus radicales. Selon le ministre de la Justice, Denys Malyuska, des milliers de citoyens ukrainiens ayant un casier judiciaire ont exprimé le souhait de s'engager dans les forces armées. Ce processus est toujours en discussion, et au moins 50 000 personnes ne sont pas inscrites au Service correctionnel et au Service de police en raison de l'effacement de leur casier judiciaire.

