Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré qu'il considérait le régime iranien comme hostile en raison d'une série d'événements qui ont considérablement détérioré les relations entre les deux pays.
Selon le chef de l'État, l'Ukraine a traversé une période difficile dans ses relations avec l'Iran, marquée par des pertes et un manque de dialogue constructif.
« Nous avons entretenu des relations difficiles avec l'Iran, un dialogue difficile avec les responsables iraniens. Nous avons traversé des moments difficiles et nous n'avons fait que perdre. Nous ne leur avons rien fait », a souligné Zelenskyy.
Le président a rappelé la tragédie de janvier 2020, lorsque l'Iran a abattu un avion d'Ukraine International Airlines, tuant 176 personnes. Selon lui, la partie iranienne a longtemps nié toute responsabilité et a empêché les experts internationaux d'enquêter.
Après le début de l'invasion à grande échelle par la Russie, l'Iran, selon Zelensky, a commencé à fournir à Moscou des drones de combat utilisés pour des attaques contre l'Ukraine.
« Je voulais que cela cesse. Je leur ai demandé des explications. Ils ont promis qu'il n'y aurait pas plus d'un lot de drones, mais en réalité, ils ont continué à mentir et à distribuer des armes. C'est pourquoi je les considère comme complices de la Russie », a déclaré le président.
Dans le même temps, le représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU a accusé l'Ukraine de participer à une agression militaire contre son pays, citant des informations concernant la présence d'experts ukrainiens au Moyen-Orient.
Le ministère des Affaires étrangères ukrainien a rejeté ces déclarations. Le porte-parole du ministère, Heorhiy Tykhyi, a qualifié le représentant iranien de menteur et a souligné que, depuis 2022, l'Ukraine avait été la cible de près de 60 000 drones iraniens transférés en Russie.
Il a également souligné qu'aucun drone ukrainien n'avait jamais frappé le territoire iranien.
Ainsi, la rhétorique entre Kiev et Téhéran reste tendue, et les accusations mutuelles indiquent une nouvelle aggravation des relations diplomatiques.

