Les sociétés de recouvrement de créances ont perdu le procès contre une femme à qui un prêt avait été accordé à son insu

Le tribunal de district de la ville de Konotop, dans la région de Soumy, a refusé d'autoriser une société de recouvrement à percevoir plus de 56 000 hryvnias auprès d'une femme au titre d'un prêt qui, comme il s'est avéré, avait été accordé par des fraudeurs après le piratage de sa carte SIM de l'opérateur Kyivstar.

Les éléments du dossier indiquent que le 3 novembre 2021, un prêt à la consommation d'un montant de 9 600 hryvnias a été accordé au nom du citoyen auprès d'un établissement financier. Le contrat a été signé électroniquement et les fonds ont été transférés sur une carte bancaire. Par la suite, en raison des intérêts et des pénalités accumulés, le montant de la dette a atteint 56 592 hryvnias et le dossier a été confié à une société de recouvrement.

La femme a toutefois nié avoir contracté un prêt. Elle a expliqué qu'à la fin du mois d'octobre 2021, son numéro de téléphone portable, associé à son compte bancaire chez PrivatBank, avait été piraté après un appel d'un inconnu. Les fraudeurs ont ainsi pu accéder à sa carte SIM et à son compte bancaire, ce qui a entraîné le blocage du numéro et des transactions financières suspectes.

Le même jour, la femme a contacté sa banque et son opérateur mobile, qui ont bloqué son ancien numéro et sa carte bancaire. Le lendemain, elle a porté plainte pour fraude auprès de la police, et des poursuites pénales ont été engagées.

Le tribunal a également tenu compte du fait que le prêt avait été accordé après le blocage du numéro de téléphone et que la femme avait contacté la banque, l'opérateur mobile et la police. De plus, il a été établi que l'accès aux services en ligne utilisés pour le dépôt des demandes de prêt avait été effectué depuis des adresses IP situées dans les régions de Kharkiv et de Dnipro, alors que la femme se trouvait à son lieu de travail à Konotop.

La société de recouvrement a insisté sur le fait que l'absence de condamnation pénale ne constituait pas une preuve de fraude. Cependant, le tribunal a relevé qu'il incombait au créancier de prouver que le contrat avait été conclu par une personne physique et que celle-ci n'était pas victime d'un crime. La société n'a fourni aucune preuve à cet égard.

En conséquence, le tribunal a débouté la plaignante, considérant qu'elle n'avait conclu aucun contrat de prêt et n'avait pas facilité l'accès à ses données personnelles. Parallèlement, il a été rappelé aux sociétés de recouvrement leur droit d'engager des poursuites contre les auteurs de la fraude.

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