Un vaste réseau de trafic de conscrits vers l'étranger a été démantelé en Transcarpathie. Selon l'enquête, Oleksandr Antal, conseiller régional, y serait impliqué. L'enquête suggère que cet élu, ancien candidat de partis pro-russes, aurait mis en place un système de corruption pour permettre à des hommes de quitter l'Ukraine moyennant plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Selon le NABU et le SAPO, Antal aurait proposé de quitter le pays en dehors des points de contrôle officiels en corrompant des gardes-frontières. Le prix de ce « service » s'élevait à 10 000 euros par personne. Son arrestation a eu lieu après qu'il eut perçu 20 000 euros pour le passage de deux personnes en situation irrégulière.
Il a été inculpé simultanément de plusieurs articles du Code pénal ukrainien, notamment pour trafic illégal de personnes à travers la frontière de l'État et pour avoir influencé des fonctionnaires en abusant de sa position officielle.
Oleksandr Antal possède une longue carrière politique : il a été élu cinq fois au Conseil régional de Transcarpathie, notamment sous les couleurs du « Parti des régions », du « Bloc d’opposition » et du parti « Pour l’avenir ». Officiellement, il ne déclare qu’une pension de 32 000 hryvnias par an et l’absence totale de biens immobiliers ou de propriétés de valeur.
Cependant, sa famille possède dix parcelles de terrain, quatre millions de hryvnias, cinquante mille dollars en espèces, ainsi que d'autres biens immobiliers qu'il dissimule dans sa déclaration. Ces faits soulèvent de sérieuses questions auprès des autorités anticorruption.
L'enquête se poursuit sous la direction du Parquet spécialisé anticorruption, et Antal est actuellement en détention. Il est probable que d'autres hauts responsables, notamment des représentants des gardes-frontières, soient impliqués dans cette affaire.

